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Mouillage des interfaces par une
phase ordonnée
Lorsque l’on chauffe un alliage
ordonné, la structure désordonnée apparaît bien souvent d’abord au niveau des
interfaces entre les domaines ordonnés. Ce phénomène -appelé mouillage- est
bien connu et il est par exemple possible de montrer que l’épaisseur de la
zone de désordre diverge logarithmiquement lorsque l’on se rapproche de la
limite de stabilité de la structure désordonnée.
Dans les alliages Co-Pt, nous
avons montré (en utilisant la microscopie électronique en transmission) qu’un
phénomène de mouillage des parois peut également être observé lorsque l’on refroidit un alliage. Toutefois, ce phenomène est plus
complexe que le mouillage par le désordre car la structure apparaissant aux
interfaces est ordonnée :
lors du mouillage, il peut donc
être énergétiquement favorable de former un ou plusieurs variants de
la nouvelle phase ordonnée. De plus, le choix du ou des variant peut dépendre
du type de l’interface (paroi d’antiphase ou d’orientation), de son
orientation et de la température.
Mouillage
des parois dans la phase L12 par la structure L10.
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Microstructure obtenue après
mouillage des interfaces de la structure L12. Le contraste de
champ sombre permet de distinguer les domaines de structure L12
en gris des plaquettes de structures L10 en blanc ou noir.
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Cette étude a été complétée par
des simulations atomiques (champ moyen, CVM) et mésoscopiques (champ de
phase) qui ont permis de mieux comprendre le rôle des interactions chimiques
et élastiques.
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Evolution microstructurale en
dent de scie apparaissant lors de l’accommodation des contraintes
élastiques générées par la différence de symétrie et de paramètre de maille
des structures L10 et L12. (a) Image de microscopie
ou la structure L12 aparait en noir et la structure L10
en blanc. (b) Simulation en champ de phase correspondante.
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Mouillage des parois
dans la phase L10 par la structure L12.
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Microstructure obtenue après
mouillage des interfaces de la structure L10. Les parois d’orientation
sont mouillées par une fine couche de structure L12 (en blanc).
Les parois de translation sont mouillées par trois couches (L12/L10/L12) !
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Un résultat très surprenant de cette
étude est la formation simultanée de trois nouvelle couches lors du mouillage
des parois de translation. Nous avons expliqué ce phénomène en utilisant un
modèle microscopique (modèle d’Ising) traité dans l’approximation de la
méthode des amas (CVM).
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Evolution du paramètre
d’ordre 3D à travers une paroi de translation mouillée. La minimisation de
l’énergie CVM prédit la formation de trois couches (L12/L10/L12).
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Publications
reliées :
- Wetting behaviour of antiphase boundaries in the Co-Pt
system, Y. Le Bouar, A. Loiseau, A. Finel, F. Ducastelle, Phys. Rev. B 61 (2000) 3317. (PDF)
- Mechanism and Modelling of Saw-Tooth Structure Formation
in L12-L10 Two-Phase System, Y. Le Bouar, A.G.
Khachaturyan, Acta Mater. 48
(2000) 1705. (PDF)
- Stain-induced microstructural evolution due to a wetting
phenomenon in the Co-Pt system, Y. Le Bouar, A. Loiseau, Acta Mater. 49 (2001) 2679-2690. (PDF)
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